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L'heure du Big data agricole a réellement sonné ! Investir, innover et mettre à jour le secteur agricole avec les avancées technologiques est aujourd'hui l'unique alternative devant les pays du monde s'ils veulent subvenir aux besoins vitaux de la population mondiale menacée par la malnutrition, voire la famine, à l'orée 2050. D'ici cette année-là, le nombre des habitants de la terre connaîtra un boom pour augmenter de 3 milliards de personnes. Il y aura 10 milliards d’humains sur terre. Les nourrir est un véritable défi que seul le secteur de l'agriculture peut et doit relever. Pour ce faire, tous les moyens sont permis. Agriculture intensive, numérique ou robots, tout est à prendre à bras ouverts. Innovation, robotique et défis de l'agriculture moderne, Agroligne fait le tour de la question.

 Les exigences du business agricole

Le temps de l'agriculture archaïque est révolu. Aujourd'hui, il n'est même plus question d'agriculture mais plutôt de business agricole. Le secteur agricole a évolué dans une cadence des plus rapides. Même l'agriculteur en lui-même a évolué pour intégrer ce monde du business. C'est dans cette optique que l'agriculture intensive est née. Entre partisans et détracteurs, ce nouveau modèle a pour principal objectif d'optimiser la récolte et augmenter le rendement agricole. L'utilisation des intrants est l'unique chemin utilisé dans ce mode de production. Il s'agit ainsi du meilleur raccourci vers l'objectif de nourrir la planète dont le nombre d'habitants atteindra les 10 milliards de personnes, en 2050, selon les dernières estimations des Nations unies. Des prévisions pessimistes estiment également que la production céréalière sera en continuel déclin d'ici là. La production mondiale actuelle de céréales qui avoisine les  2,5 milliards de tonnes par an devra grimper d'un milliard de tonnes en plus pour nourrir la population mondiale, en 2050. Les partisans de l'agriculture intensive indiquent que cette augmentation, qui promet de sauver le monde de la famine, ne peut se faire qu'en adoptant les techniques de ce nouveau modèle d'agriculture et en tirant profit de chaque mètre carré des terres.  

Toutefois avec l'augmentation de la conscience chez le consommateur quant aux dangers de certains intrants sur la santé humaine, animale et sur l'environnement, le forcing de la terre à donner plus de récolte perd en popularité. Il a fallu recourir à plus d'innovation et faire preuve de plus d'ingéniosité. Pour relever ce défi, la réorganisation profonde des circuits de production  au niveau international, de stockage et de vente des produits agricoles pour réduire au moins de la moitié le gaspillage de la production agricole, qui représente environ 40 % de manque à gagner en matière de produits alimentaires, est une action obligatoire à entreprendre. C'est là que le numérique et la robotique font leur apparition. Ils permettent une production en quantité et de qualité avec une nette réduction de l’utilisation des intrants.


Le numérique est dans les champs

 

pouvoir faire face à tous ces nouveaux défis et répondre aux besoins à la nouvelle ère agricole, introduire de nouveaux mécanismes et alliés devient inévitable. C'est alors que le numérique fait son entrée avec force. Une palette, des plus riches, d'outils et d'instruments technologiques vient faciliter la tâche à l'agriculteur lui promettant de ne plus avoir à enfiler ses bottes. Une promesse qui séduit plus d'un. 

Rendre l'agriculture rentable, précise, raisonnée, économe et la plus respectueuse de l'environnement : il faut le dire, l'ambition du numérique agricole est bien grande. Des applications viennent transformer le quotidien de l'agriculteur. D'après l'excellente étude de renaissance numérique, il existe déjà 400 applications pour assister les éleveurs et la moitié des tracteurs céréaliers en service dans le monde sont équipés de GPS. Ce n'est pas tout. Au Japon, 2500 drones parcourent près de 2,5 millions d’Ha de rizières. 

Le but: surveiller ? Non, mais plutôt être à l'écoute des cultures et agir en temps réel, notamment en cas de maladies. Le numérique agricole va au-delà de l'introduction de nouveaux Smart-instruments de production. Faire parvenir un aliment sain, avec le moins d'intrants possible et une traçabilité des plus précises au consommateur direct sont un objectif auquel adhèrent agriculteurs et consommateurs à travers le monde. Dans un circuit court via des applications, le concept de la fourche à la fourchette vire au concret à la vitesse 2.0. Ce rapprochement de la terre et du consommateur dans une véritable transparence renoue non seulement la confiance entre l'homme et la terre, l'agriculteur et son client direct, mais aussi permet de collecter des informations sur tout le secteur agricole et aller tout droit vers le Big data. 

 

 

Intégralité de l’article dans le Magazine Agroligne N°91...

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