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Les pouvoirs publics et les professionnels de la filière viandes rouges ont convenu ensemble d'un nouveau dispositif en vue d'assurer l'autosuffisance du pays en ce produit alimentaire et d'en réduire les importations. La modernisation et la relance de la filière viandes rouges, dans l'objectif de réduire les importations et de développer les capacités d'approvisionnement du marché national à partir de la production locale, ont été au centre de plusieurs rencontres entre le ministère de l'Agriculture, du développement rural et de la pêche et les professionnels de cette filière stratégique.

 L'Algérie, gros importateur de viandes rouges, notamment bovines, avec près de 48.000 tonnes/an, veut améliorer ses performances locales en vue d'arriver à zéro importation d'ici 2019, avance-t-on. La production nationale de viandes rouges est estimée actuellement à 500.000 tonnes/an toutes espèces confondues (bovine, ovine, caprine et cameline), dont 155.000 tonnes de viande bovine en 2015, soit 31% de la globalité. Le cheptel bovin est estimé à 2,1 millions de têtes dont un (1) million de vaches laitières, tandis que celui de l'ovin compte 25 millions de têtes. Pour conforter les capacités de production, les professionnels et les pouvoirs publics se sont entendus sur plusieurs mesures d'accompagnement de cette filière sur les court et moyen termes. Il s'agit de faciliter la mise en œuvre des investissements des opérateurs activant dans ce créneau pour la création d'exploitations intégrées d’élevage, c'est-à-dire incluant la production fourragère et l'aliment de bétail. L'Etat s'engage, dans ce contexte, à attribuer des concessions dans le cadre de la mise en valeur des terres au niveau des Hauts-Plateaux et du Sud pour créer des centres d'élevage et d'engraissement. Même les importateurs ont été appelés à s'associer à ce dispositif en réduisant les importations mais tout en investissant dans les centres d'engraissement.

Partenariat entre l'Algérienne des viandes rouges et les éleveurs

Pour approvisionner le marché local en quantités suffisantes et avec la qualité requise et à des prix acceptables, le ministère en charge du secteur a donné instruction à l'entreprise publique de production et de commercialisation de viandes rouges (Algérienne des viandes rouges, Alviar) à conclure des partenariats avec les éleveurs. Ceci pour permettre à ces derniers d'écouler une partie de leur cheptel dans trois complexes d'abattage de cette société publique. Ces trois abattoirs, basés à Hassi Bahbah (Djelfa), Bougtob (El Bayadh) et à Aïn M'lila (Oum Bouaghi, non encore opérationnel), ont une capacité de production totale de 40.800 tonnes, soit 1,5 million têtes d'ovins et 60.000 têtes de bovins annuellement.`Celui de Hassi Bahbah, opérationnel depuis 2015, peut traiter 600.000 ovins et 24.000 bovins/an. Installés dans les régions steppiques autour de zones d'élevage, ces complexes sont dotés de systèmes modernes d'abattage et de tunnels de congélation. A travers des contrats avec Alviar, les éleveurs pourront écouler leur production sur le marché national sans passer par des intermédiaires. Ces abattoirs ont aussi la vocation de valoriser la production des viandes rouges dont l'excédent pourrait être orienté vers l'exportation notamment pour la viande ovine. Par ailleurs, le ministère de l'Agriculture et les professionnels de la filière ont décidé d'élargir les capacités de production nationale en croisant les races bovines locales avec celles importées, grâce à la mobilisation des capacités scientifiques et techniques existantes en matière de la génétique dans les instituts et universités. C'est dans ce sens que certaines universités collaborent avec des éleveurs au niveau des pôles de production de viandes rouges comme celui de Sétif, dans l'objectif d'améliorer le système d'élevage.

 

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