Agroligne : Pouvez-vous nous présenter la SAFIDAL ?
M. Manfredini : La société SAFIDAL est une SARL, possédant 3 actionnaires : M. Jean-François Panzani, M. Lakhdar Haddou (partenaire algérien) et M. Eric Germain. La SAFIDAL a été mise en activité sur le plan commercial depuis septembre 2005 et elle représente Panzani en Algérie depuis 4 ans.
Agroligne : Quelle est votre gamme de Produit ?
M. Manfredini : Notre gamme comprend des produits Panzani, Lustucru et les riz Herba. Dans la gamme Panzani, possédant beaucoup de références, nous avons commencé à fabriquer localement 13 références. Elles sont faites en processing à Sétif, au niveau d’une unité de production algérienne, mais avec une assistance technique et un contrôle, de la part d’employés détachés de Panzani. A savoir un maître pastier italien et un meunier, qui encadrent la production et la vérification des matières premières.
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Agroligne : Quelles sont les exigences du cahier des charges ?
M. Manfredini : Disons qu’il y a des contrôles réguliers notamment en ce qui concerne l’appellation qualité supérieure, que nous sommes les seuls à posséder en Algérie, soit 100% de blé dur.
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Agroligne : Comment cela se passe au niveau de la distribution ?
M. Manfredini : C’est la où j’interviens. Je connais bien le marché algérien, puisque ça fait 5 ans que j’y travaille. J’ai monté pour M. Panzani, tout le réseau de distribution . Ce qui consiste à faire de la distribution directe dite numérique, via des fourgons que nous avons mis en place sur Alger, Sétif, Béjaia, Tizi Ouzou. Nous assurons ainsi des routings journaliers. C’est à dire que 50 à 60 clients sont visités chaque jour en alimentation générale et supérette. Maintenant nous avons une couverture d’environ 30 000 clients sur l’Algérie
Agroligne : Votre réseau de distribution est-il amené à se développer ?
M. Manfredini : Actuellement notre réseau de distribution s’est déjà amplifié. Nous avons des distributeurs dans toutes les régions (est/ouest/centre) et nous commençons sur le sud. Nous sommes distribués sur Oran, Tiaret, Alger, Tiziz, Bejaia, Constantine... Tout est distribué par des personnes formées à ce type de distribution. Et d’ailleurs, c’est un réseau très efficace.
Le phénomène de distribution directe est absolument nécessaire en Algérie pour le lancement d’un nouveau produit. Pour tout lancement dans l’agroalimentaire d’ailleurs, c’est le passage obligatoire si on veut réussir à s’implanter.
Agroligne : Quelles sont vos perspectives de développement ?
M. Manfredini : Panzani est très bien accueilli malgré la différence de prix en produits locaux, qui est de 10 dinars sur un paquet de 500g. Malgré cette différence, nous voyons nos ventes augmentées chaque mois et nous sommes aujourd’hui sur des bases de production de l’ordre de 300 à 500 tonnes.
Nous importons aussi de nouvelles variétés, à des prix plus élevés. On donne ainsi l’opportunité au client algérien de connaître de nouveaux produits. D’ailleurs nous sommes en train de réfléchir sur le plan marketing, à la manière de développer la culture culinaire des pâtes et sauces au niveau des femmes algériennes.
Dans les prochains mois, nous allons aussi augmenter la gamme des produits locaux, avec 7 nouvelles références. Et on prépare des nouveautés en matière de couscous et de semoule.
L’Algérie est un très gros marché, en pleine évolution. Il y a 3 ans, le consommateur algérien consommait 3 kilos de pâtes/an contre 9 kg/an aujourd’hui. De plus, le consommateur s’oriente de plus en plus vers la qualité. Et nous avons un avantage, c’est que toute la publicité européenne est ici retransmise par satellite. Et donc, sans faire de communication locale, nous arrivons déjà à avoir un impact sur le consommateur.
Interview réalisé par Emmanuel CAU |