Agroligne : Bonjour M. NIGNON, pouvez-vous nous présenter votre société Arbor technologies ?
M. NIGNON : ARBOR a été créée en 1991. Nous sommes Concepteur, Constructeur et Installateur d’équipements de process pour les IAA, dans les secteurs : produits de la mer, volaille, viande et légumes. Nous sommes associés au Groupe Islandais Marel depuis 2000. Nous employons 30 personnes, pour un chiffre d’affaire annuel de 5 M€ (95% Marché Français, couverture Nationale). 5% de notre chiffre d’affaire est consacré à la recherche et au développement. Et nous avons été plusieurs fois lauréats et nominés au CFIA de Rennes.
Agroligne : Vous venez d’ailleurs de recevoir un trophée de l’innovation au CFIA 2008 pour une trieuse calibreuse de poissons. Pouvez-nous parler de votre équipement et de ses spécificités ?
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M. NIGNON : Avec l’ISS 450, Arbor propose une solution innovante pour l’automatisation du tri de poisson. Ce nouvel équipement révolutionne la tâche de tri du poisson (pour plusieurs espèces mélangées ensemble !) dans les criées ou directement à bord des navires. Le tri automatique se fait par espèce et par calibre dans l’espèce reconnue, via un système de vision qui allie reconnaissance et intelligence artificielle. Le système permet donc le tri par espèce, associé au calibrage volumique des poissons à une cadence identique à celle d’une calibreuse traditionnelle. Le système de reconnaissance, et de tri sélectif des espèces, est bâti sur un réseau de neurones. Celui-ci utilise une technique mariant à la fois les statistiques générées par une méthode d’apprentissage imposée, ainsi que la perception que peut en avoir l’intelligence artificielle embarquée. Par cette technique, le système prend des décisions comme pourrait le faire un opérateur humain auquel on aurait appris à trier les poissons par espèce et par taille. La reconnaissance d’un poisson d’une espèce donnée permet également, via plusieurs facteurs de correction mémorisés, de déterminer une valeur approchée du poids du poisson et donc de trier les poissons par calibre. |
Le module de base peut reconnaître 8 espèces maxi. Chacune d’entre-elles aura fait l’objet d’un apprentissage préalable par un opérateur expérimenté. L’édition, ou l’affichage à l’écran, de rapports permet de connaître de manière exacte les volumes ainsi que les histogrammes de la débarque d’un navire sous criée ou bien de connaître en temps réel les espèces présentes dans les cales d’un navire (cas de l’équipement embarqué). Les données collectées ou archivées dans l’ISSA peuvent être exportées vers un ordinateur extérieur (criée ou passerelle par exemple).
Agroligne : Quelles perspectives votre trieuse offre t-elle aux pêcheries ?
M. NIGNON : Ils sont nombreux : - Gain de temps et amélioration de la qualité car le poisson est moins manipulé, - Economie de main d’œuvre, - Moins de coûts de débarquement, - Meilleure valorisation du poisson à la vente car il est trié non seulement par espèce mais aussi par taille (de 2 à 6 calibres selon les espèces rencontrées) dans l’espèce reconnue, - Moindre besoin en personnel qualifié pour assurer le tri des poissons. Les taches qualifiées sont automatisées et le personnel qualifié (dur à former, à conserver et encore plus à trouver) est utilisé pour faire le tri visuel qualitatif ; ce que l’ISS 450 ne sait pas encore faire !
Agroligne : Votre équipement est-il adapté aux captures méditerranéennes ?
M. NIGNON : La zone des pêcheries n’a pas d’importance. La machine apprend à travailler comme on apprendrait a travailler à un opérateur humain. La machine prend des décisions en termes de tri comme le ferait un Humain. La seule particularité est lors de l’installation dans une pêcherie, il faut qu’un de nos ingénieurs apprenne à la machine à travailler sur les espèces locales (Ce que l’on appelle : créer le réseau de neurones, le meilleur au regard des espèces susceptibles d’être triées). La machine est vendue avec 8 espèces forfaitairement. Avec possibilité de rajouter d’autres espèces moyennant le paiement de licences supplémentaires. (Exemple : LORIENT : 37 espèces mémorisées). La machine peut être mise à bord des navires ou à terre.
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