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Dans une conférence de presse, à la veille du lancement de la 17e édition du Salon agricole Sipsa-Sima, des experts ont égrené les priorités du secteur, pour le mettre, d’abord, sur rails et, ensuite, pouvoir réaliser des performances semblables à celles des pays voisins, notamment la Tunisie, invitée d’honneur de l’évènement.

« Face à l’augmentation de la demande locale en besoins agroalimentaires, augmenter la productivité du secteur agricole est une nécessité », relève, d’emblée, Amine Bensemmane, président du Salon. S’ajoute le «déficit énorme» de la main-d’œuvre agricole. Un handicap, explique le conférencier, qui interpelle à bien des égards l’«urgence d’une mécanisation agricole incontournable susceptible d’accroître la production et améliorer le timing des opérations pour les chaînes de valeur agroalimentaire». Le Salon, pour lequel sont attendus 32 pays, sera un espace privilégié pour débattre d’importantes thématiques. Il est question des enjeux d’une politique de la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Algérie, ainsi que ceux liés au développement de l’agro-business intégré et inclusif. Les experts auront à débattre, dans des Forums qui se tiendront en marge de cette manifestation, de la filière avicole, laitière, aquacole, halieutique et végétale. Sur sa lancée, M. Bensemmane indique qu’en agriculture s’impose également l’intégration des filières de l’amont vers l’aval pour les besoins de l’agro-industrie et de l’agroalimentaire.

Dans son intervention, M. Bensemmane revient sur le rôle de la recherche et de l’innovation dans le monde agricole. En effet, les gains de productivité ne sont possibles que grâce au progrès technique, qu’il va falloir produire et/ou acquérir et diffuser auprès des agriculteurs. De son côté, Hadj Henni évoque une nécessaire «intelligence collective» devant servir une «agriculture moderne». Sans tarder, il relève un paradoxe et non des moindres : la nécessité de préserver l’eau et la terre, d’une part, et le gaspillage, de l’autre. Ce n’est pas tout. Une démographie galopante, aux yeux de l’orateur, impose à l’Algérie de dépasser l’agriculture familiale, et aller vers une agriculture intensive et extensive.

La redynamisation agricole nécessitera à coup sûr une meilleure coopération régionale. Mais cet ancrage territorial, ne peut suffire à lui seul. La réussite d’une telle stratégie nécessite d’abord la construction d’une vision et d’une démarche dans laquelle le secteur privé national aura une place centrale à côté d’une diplomatie économique efficace et bien préparée.

Dans une récente déclaration, Ali Daoudi, chef de département économie à l’école nationale d’agronomie, avait souligné qu’attendre de l’agriculture d’atteindre le stade de l’exportation, c’est lui faire mauvais procès. Explicite, il a fait savoir que le secteur est «structurellement» orienté vers la satisfaction de la demande nationale. En faire un secteur d’exportation prendra du temps et exigera des moyens pour sa mise à niveau «technique et organisationnelle».

Source : http://www.elmoudjahid.com

 

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