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Six géants de l’agroalimentaire ont annoncé la création de leur propre système d’étiquetage.

Dans le feuilleton sur l’étiquetage nutritionnel, c’est un rebondissement majeur. Six grands groupes agroalimentaires doivent annoncer, jeudi 9 mars à Bruxelles, la mise en place en Europe de leur propre système d’étiquetage nutritionnel simplifié. Ce nouveau système vient s’ajouter à la panoplie déjà existante qui fait justement l’objet d’une évaluation en France. L’annonce des résultats d’une étude comparative de quatre logos en « conditions réelles d’achat » en magasin demandée par le ministère de la santé est imminente. Attendue pour le 28 mars, elle devrait être suivie d’une recommandation officielle. Coïncidence ? Plutôt un « contre-feu », selon Olivier Andrault, chargé de mission alimentation à l’association de consommateurs UFC-Que choisir : « L’objectif de ces groupes, c’est de couper l’herbe sous le pied à la proposition française qui arrive en avril. »

L’étiquetage simplifié a pour but de guider les consommateurs dans leurs achats alors que l’obésité touche désormais 17 % des Français. Les systèmes se différencient dans leur manière graphique de représenter des informations essentielles comme les quantités de sucre, sel et gras. Ainsi, l’étude mise en place par la direction générale de la santé doit comparer l’efficacité de quatre logos : celui de l’industrie agroalimentaire, celui de la grande distribution, les « feux tricolores » britanniques et le Nutri-Score, un système à cinq couleurs développé par des chercheurs de Paris-XIII-Inserm. Les industriels n’ont jamais caché leur hostilité à l’égard de ce dernier, dont l’efficacité a été démontrée par des études scientifiques.
« Manipulation délibérée »
Le nouveau système proposé par Coca-Cola, Mars, Mondelez, Nestlé, PepsiCo et Unilever est également fondé sur le principe d’un code couleur, mais les quantités de nutriments seraient indiquées par « portion » et non par 100 milligrammes ou millilitres, le repère habituel. « Une manipulation délibérée pour fausser le jugement du consommateur, estime Olivier Andrault. D’après nos calculs, une barre chocolatée étiquetée rouge peut devenir magiquement orange ou verte. » Il pointe que l’initiative provient de fabricants de sodas, de confiseries et de produits sucrés ou gras – tous dans la ligne de mire des professionnels de santé publique.
Conflits d’intérêts dans le comité scientifique, présence des industriels dans le comité de pilotage, mise...

Source:www.lemonde.fr

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